27 octobre 2007

* * Une envie de rêverie eternel * *

::..Dans un monde où tout n'a ni queue ni tête, ou le subjectif l'a emporté, les rêveurs ou ceux qui veulent l'être sont rattrapés par des réalités matérialistes et perdent tout sens de leur identité. Je me sens perdu entre le sentiment d'être un mouton qui a pour carotte la réussite et de l'autre l'envie de vivre mes rêves. Concilier les deux est assez difficile et je m'en suis trop souvent écarté mais maintenant tout va changer car on peut changer quand on a un léger recul sur soi même.

Ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure est plus facile que de se regarder soi-même... Carpe diem ::..


La Vie Doit Resté L'enchainement de Reve Vécu Et Non Vécu - AdRieN . . .

LovE HiM, LovE HeR, LovE LifE

"Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables!

Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.


À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait:

De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.

À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.

Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur."

Le Spleen de Paris ~ Charles Baudelaire

Le Joujou du Pauvres (extrait)

~~> Listen Alela Diane and Cat Power

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