Les histoires que l'on raconte aux enfants sont si belles et si tristes à la fois. On parle de fées et de princesses alors qu'il n'en sera surement rien pour la petite fille aux rêves fantastiques. Au mieux peut on croire au prince que l'on dit charmant, le parfait secours à la fragile princesse le sourire qui va avec.
Je vis dans les comptines mais ne les vis pas. J'abroge dans ma tête tout espoir d'éprouver un jour de bonheur auprès d'une autre personne, à croire que je suis un poison. La complainte du bien aimé qui n'y arrive pas, je ne suis que l'ombre de moi et sabote tout ce que je touche des lèvres.
Dans ce marathon, je trébuche si souvent que ma cheville craque, mes nerfs flanchent et que ma tête acquiesce sans broncher mais n'arrive plus à assumer. On récolte surement ce que l'on sème, moi, petit poucet, je piétine ce qui pourrait pousser.
Il y aura surement une note d'espoir un jour, elle me fait tenir mais plus le temps passe, plus je passe mon tour.

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